Le ministère de l'Égalité entre les femmes et les hommes (MEGA) a placé cette année la Journée internationale des droits des femmes sous le thème "Lëtz go equal in digital". Le 5 mars, des ateliers de sensibilisation et une conférence ont rassemblé des élèves et des représentant-e-s d'entreprises. 

Le domaine du numérique, un secteur professionnel en plein développement, soulève des questions d'égalité entre femmes et hommes. Les femmes et hommes doivent avoir un accès égalitaire aux nouvelles technologies. Il s'avère également que les femmes actives dans le numérique sont peu nombreuses. Les conséquences sont alors économiques et sociétales. Les entreprises ont besoin de recruter des talents qualifiés en nombre suffisant et le domaine du numérique doit créer des opportunités pour chaque sexe.

La ministre de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Taina Bofferding, a expliqué que l'encouragement des filles et des femmes dans le numérique permet de thématiser l'aspect multidimensionnel de l'égalité: "Le sujet du numérique est lié aux politiques de l'emploi, de l'éducation et de l'enseignement supérieur et rejoint les objectifs formulés pour surmonter les stéréotypes. Il s'agit de déconstruire les clichés, préjugés et stéréotypes qui sont un frein dans les choix académiques et professionnels."

Tout au long de la journée, des élèves du lycée Belval ont découvert les activités et le quotidien de représentant-e-s du monde académique et d'entreprises. Un panel de discussion a rassemblé les responsables des startups Checkmath, Food4all, Mattrvest, Sumy et WEO pour discuter des opportunités dans le secteur.

La ministre Taina Bofferding a souligné: "Malgré une légère progression par rapport à l'année 2010, je constate qu'en 2018 seulement 14,5% des emplois dans les professions dans le numérique sont occupés par des femmes. Les postes de directrices et de cadres de direction affichent un taux de 9,8%. Ces taux sont légèrement meilleurs pour les techniciennes dans le domaine des technologies de l'information et des communications respectivement dans le domaine des télécommunications où les taux oscillent autour de 18 à 21%. Au vu de ces chiffres, je constate que nous sommes encore loin d'une égalité entre les sexes dans ce secteur."

Ainsi, si le secteur digital présente un énorme potentiel pour l'emploi et l'économie, il s'agit d'éviter que les opportunités professionnelles ne reviennent uniquement au sexe masculin.

"ll nous faut analyser, discuter et changer les facteurs qui mènent à un décalage. Les stéréotypes liés au sexe, surtout en rapport avec les choix académique et professionnel, en sont certainement une raison", poursuit ainsi Taina Bofferding. "Si nous continuons à fragmenter les professions dans des catégories 'féminines' et 'masculines', les jeunes risquent d'être influencés par ces stéréotypes et ne pas faire de leurs véritables passions et vocations leur métier."

Taina Bofferding a remercié les responsables de WIDE, du Lycée Belval et des startups et entreprises pour leur engagement tout au long de l'événement et a conclu que la "journée a apporté la preuve que les filles et les femmes réussissent dans le secteur du digital et développent la même créativité que les hommes.".

 

Communiqué par le ministère de l'Égalité entre les femmes et les hommes


Publié le 06 mars 2020