Pour de nombreuses entreprises, le télétravail fut la bouée de sauvetage durant la crise sanitaire. 9 sur 10 ont autorisé leur personnel à travailler (tant que possible) depuis leur domicile. Pour 83 % des sociétés interrogées, ce travail à distance s'est révélé indispensable pour permettre la pérennité des affaires. Mais comme il n'était pas encore partout assimilé à la pratique quotidienne, il provoqua chez beaucoup d'entreprises un basculement brutal. Nombre d'entre elles comptent d'ailleurs le réduire fortement sitôt la crise sanitaire passée.

C'est ce qui ressort d'une vaste enquête menée en avril dernier pour le compte de Dell Technologies par le magazine IT Data News auprès de 2500 professionnels, de tous niveaux fonctionnels et secteurs confondus, en plein confinement provoqué par la Covid-19.    

De nombreux avantages

Les réponses se rejoignent quant aux avantages du télétravail : 71 % y trouvent un meilleur équilibre entre travail et vie privée, 63 % estiment qu'il favorise la souplesse du personnel et 40 % pensent même que la productivité en est supérieure. Moins de déplacements, de pertes de temps et d'embouteillages, et donc des gains de mobilité, sont d'autres arguments régulièrement avancés de façon explicite. La santé des travailleurs est un avantage circonscrit à cette période. Seulement 8 % des répondants ne voient aucun avantage au télétravail.

 

Une forte opposition avant la crise sanitaire

21,7 % des répondants déclarent que personne dans leur entreprise n'était autorisé à télétravailler avant la pandémie. Pourtant, le télétravail était déjà bien implanté dans une majorité de sociétés : 31,2 % l'autorisaient à l'ensemble du personnel, tandis qu'une petite moitié le réservait à certaines fonctions. On remarque surtout que les grosses boîtes de plus de 500 travailleurs étaient plus ouvertes au télétravail que les petites (moins de 100 personnes) et les moyennes.   Une entreprise sur 4 n'avait établi aucune politique spécifique concernant le télétravail. Cela signifie qu'il n'y avait aucun cadre légal et aucun règlement détaillant ce qui était autorisé ou non.

 

Et pourquoi pas le télétravail ?

Selon 40 % des répondants, le principal argument interdisant au personnel de travailler à distance portait sur l'impossibilité des supérieurs d'exercer leur contrôle sur les subalternes. Près de 1 sur 5 reconnaît que le télétravail augmente les risques pour la sécurité des données de l'entreprise ; pour un pourcentage identique, une baisse de la productivité des travailleurs explique la raison pour laquelle le télétravail n'est pas appliqué.   Bien entendu, le télétravail ne peut s'inviter dans de nombreux secteurs : songeons par exemple à l'Horeca, au bâtiment, au commerce, à l'agriculture, aux soins aux personnes et aux métiers de contact avec les clients. Parmi les autres motifs, il était parfois techniquement impossible au personnel d'accéder aux documents nécessaires depuis le domicile (entre autres parce que des dossiers ne pouvaient être emportés du bureau pour des raisons juridiques).   Et soudain s'invita le coronavirus, alors qu'une moitié des entreprises n'avait pris aucune mesure spécifique en vue de permettre l'implémentation du télétravail (notamment des formations ou des investissements ICT).

 

Accélération digitale accrue

La pandémie a également accéléré la transformation numérique des entreprises. Elle les a forcées, selon 71 % des répondants, à se transformer dans l'urgence. Les grandes avaient de l'avance, mais on constate que les organismes publics et les autres entreprises, de tous les secteurs, opèrent leur transformation numérique à marche forcée. "Le CIO renoue avec le business et le CEO appréhende mieux l'importance de l'équipement IT. La numérisation est nécessaire pour modifier le business model et s'adapter aux besoins actuels du client. Il ne s'agit pas seulement d'offrir au personnel la possibilité de travailler de chez lui : c'est l'ensemble de la chaîne IT (des serveurs aux applications) qui doit évoluer. Beaucoup de sociétés allaient dans cette voie, mais la pandémie mondiale n'a fait qu'accélérer ce processus et l'a rendu plus tangible", déclare Arnaud Bacros, General Manager Belgium & Luxembourg de Dell Technologies.   Dans 39 % des entreprises, cela s'est traduit par une hausse des investissements ICT afin de permettre à des pans entiers du personnel de télétravailler. Dans deux tiers des sociétés, ils ont porté sur l'achat de matériel informatique domestique (ordinateurs portables, écrans et périphériques), tandis qu'un peu moins de 60 % ont investi dans l'amélioration de la connectivité (par une extension de la capacité des serveurs et du réseau). Plus de 50 % ont également consenti des efforts dans des ressources pour la collaboration en ligne.

 

Le télétravail restera-t-il généralisé  ?

Près de 85 % des répondants considèrent la pandémie comme une opportunité pour tester le télétravail de façon structurée. Paradoxalement, seulement 18 % pensent qu'il continuera à être encouragé lorsque les risques de contamination auront disparu. Près d'une moitié des répondants escomptent d'ailleurs une forte régression du télétravail, même s'il restera sans doute à un niveau supérieur à celui d'avant la crise. Dans près de 20 % des cas, les répondants s'attendent à retrouver la situation telle qu'elle était avant l'apparition du virus, et 5 % à ce que le système de télétravail soit totalement démantelé.   "Suite aux mesures publiques soudaines pour lutter contre la pandémie, les entreprises n'ont pas eu à se poser de questions quant au télétravail. Nous constatons que la plupart en reconnaissent les avantages, mais que beaucoup en ressentent aussi les écueils auxquels il faudra remédier à court et à moyen terme. Cela porte surtout sur les équipements IT, l'infrastructure propre à l'entreprise (serveurs, réseaux, sécurité) et le support apporté aux collaborateurs par des formations spécifiques, des logiciels et des équipements comme des ordinateurs portables ou un écran supplémentaire à la maison", commente Arnaud Bacros.

 

Communiqué par Dell Technologies


Publié le 08 juin 2020