Alors que le CES vient de se terminer, Elodie Trojanowski et Jérôme Grandidier, respectivement CEO et fondateur de Luxfactory – à l'origine de la présence à Las Vegas du Village luxembourgeois – reviennent pour IT One sur cette édition 2019, mais également sur leur ambition de développer l'écosystème startup local.

Cette année, 16 startups luxembourgeoises ont participé au CES. Pouvez-vous revenir sur l'organisation et le déroulement de cette édition 2019, au cœur du Luxembourg Village ?

JG : La première étape a été la sélection des startups avec plus de 100 candidatures. A l’issue de cette sélection, 16 startups ont été sélectionnées. L’ambition de Luxfactory était de rendre le stand Luxembourg le plus représentatif possible de l’écosystème local.

ET : En parallèle, nos relations au sein du CTA, l’association organisatrice du CES, nous a permis d’obtenir, grâce à notre précédente présence, un emplacement de choix au cœur du l’Eureka Park et une île deux fois plus grande que l’édition 2018. Nous avons collaboré avec Art Design Painting, l’une de nos startups, pour le design global du stand.

 

Comment le Luxembourg est-il perçu au CES et aux Etats-Unis de manière générale ? Quels sont les principaux aspects sur lesquels vous travaillez avec les startups en amont de leur participation ?

ET : Notre stand a été plébiscité comme l’un des plus beaux du salon. Nous en sommes très fiers. Nous avons aussi coaché les startups car l’environnement d’échange au CES prend les formes culturelles de discussion à l’américaine et donc beaucoup d’enthousiasme et d’expansivité.

JG : Les acteurs européens connaissent bien le Luxembourg. Notre présence sous forme de Pavillon a permis de renforcer le "nation branding" et de montrer que le pays compte en terme de Startup Nation. D’habitude les pays hors Europe connaissent très mal le Luxembourg et cette année beaucoup de pays sont venus nous trouver en nous demandant si nous étions le pays à rendre les transports gratuits.

 

Comment continuer à promouvoir le Grand-Duché en tant que "startup nation" tout au long de l'année ? Quels sont vos principaux projets allant dans ce sens ?

JG : Il est important de fédérer la startup nation. Nous devons renforcer la cohésion et surtout assurer le financement de nos meilleures pépites. Les axes de bataille doivent selon moi être la mise en place d’un fonds en capital-risque national ainsi que la mise en place du tax shelter.

ET : Le gouvernement luxembourgeois doit comprendre la multitude des avantages à long terme des startups et de l’innovation. Nous avons eu la chance de rencontrer Luc Chatel, ancien Secrétaire d’État français chargé de l’Industrie. Son discours est cohérent et met l’accent sur la flexibilité offerte par les startups aux grosses entreprises. C’est un des éléments. Toute entreprise créée est aujourd’hui est appelée startup. Elles entraîneront avec elles l’arrivée de cerveaux, de consommateurs, d’acheteurs en immobilier, … 

 

Vous travaillez d'ores-et-déjà sur l'édition 2020. Des surprises et annonces sont-elles en préparation ? Comment se déroulera la sélection des startups ?

JG : Cette année, outre un impressionnant impact médiatique et des contacts de très haut niveau, le Luxembourg Village a bénéficié d’une cohésion au sein des participants absolument fantastique. L’édition 2020 est déjà en route. Notre volonté est de voir encore plus grand pour l’année prochaine. Nous espérons la venue d’une délégation luxembourgeoise au plus important évènement international auquel participe le Luxembourg afin de gagner en visibilité.

ET : Afin d’assurer une qualité exceptionnelle des produits présentés sur le stand national, comme cela a été le cas, cette année, nous allons ouvrir très prochainement les préinscriptions au Luxembourg Village CES 2020. Notre objectif est aussi de réduire encore le coût de participation des startups avec des sponsors.

Photos : Luxfactory


Publié le 16 janvier 2019