Alors que le CES 2018 touche à sa fin, Jérôme Grandidier (Président et co-fondateur EAEC) et Elodie Trojanowski (CEO EAEC) témoignent directement de Las Vegas et tirent un premier bilan de la présence luxembourgeoise avec ses 8 startups.

Quel bilan tirez-vous de cette édition 2018 ?

Jérôme Grandidier : Il était important que le Luxembourg soit présent. Les startups luxembourgeoises ont leur place dans l’élite de ce qui fait aujourd’hui le monde de l’innovation. Nous avons rencontré de nombreux visiteurs luxembourgeois qui étaient présents de leur propre initiative mais agglomérer ces visites en une délégation nationale aurait un impact plus important. C’est un des objectifs de l’année prochaine ! Nous avons reçu des félicitations de la part d’un nombre impressionnant de personnes. Le retour a donc été jusque là très positif de la part du public.

Elodie Trojanowski : Les 8 startupers ont été brillants dans la gestion et la maximisation de leur participation et EAEC, partenaire du CES, a pu assurer une couverture médiatique conséquente en parallèle aussi bien au niveau national qu'international. Les 8 startupers sont ravis des contacts de qualité qu’ils ont pu se faire sur place : Facebook, Samsung, Bose, Porsche, … Une vraie cohésion s’est créée à travers des évènements organisés en dehors du Salon tels que le spectacle de David Goldrake ou l’Euro Tech Week co-organisé par EAEC. Le CES reste l’évènement le plus important dans le monde de l’innovation et il été déterminant de permettre aux startups luxembourgeoises de profiter de l’opportunité pour asseoir leur notoriété globale.

 

Comment allez-vous suivre les startups ?

ET : Chaque histoire est différente et chaque étape d’évolution requiert des services spécifiques. EAEC sera là pour les aider en cas de besoin. Nous assurerons au cours des prochains mois le suivi du business engendré par les différentes rencontres faites au CES. 

 

Quelles sont les initiatives et priorités de EAEC pour les mois à venir ?

JD : Le CES est un évènement tel qu’il nécessite de nombreux mois de préparation. L’organisation du CES 2019 a déjà commencé en sécurisant un bel emplacement pour l’année prochaine. La recherche de sponsors a elle aussi débuté. Il nous semble important de rassembler assez de partenaires afin que la participation des startups sélectionnées pour l’année prochaine soit gratuite pour elles. En outre, une campagne de recrutement de Senior Advisors sera lancée en février 2018 pour permettre à nos clients de disposer de conseils venant de personnes hautement qualifiées dans leur domaine.

ET :  En parallèle de nos services de suivi adaptés et efficaces, eaec cherche à créer un véritable univers autour du client qui lui permettrait d’avoir facilement accès à de nombreux outils nécessaires à son développement. Le lancement dès mi-janvier de First Lease est représentative de cette initiative. Grâce à ce produit, les startups auront accès à des véhicules en leasing sur des périodes courtes. Une plateforme permettant aux startupers en recherche de financement d’envoyer leur info mémo aux investisseurs du monde entier susceptibles d’être intéressés par leur projet est en cours de développement. Nous étudions aussi la possibilité de mettre en place un système de notation de startups basé sur le modèle des agences de rating. 

 

Comment continuer à promouvoir la culture de l’innovation au Luxembourg et entretenir son écosystème startups vibrant ?

JD : De nombreuses initiatives surgissent un peu partout à Luxembourg ces derniers mois. Le nerf de la guerre qui assurera la stabilisation de l’écosystème reste le financement des startups. Si Luxinnovation dispose d’outils performants, il manque aujourd’hui un réel système de financement. C’est dommage d’être la seconde plateforme en terme de nombre de fonds d’investissement dans le monde et de ne pas avoir accès à un vrai écosystème de VC.


Publié le 12 janvier 2018