NTT Security publie récemment l’index des résultats de son étude Risk:Value 2018, destinée à évaluer la politique des entreprises en matière de cybersécurité. Les sociétés du Benelux y apparaissent comme trop faiblement préparées aux attaques et le secteur du retail est à la traine malgré la croissance du e-commerce.

Moins de sécurité au Benelux

Près d’un tiers (31%) des 1800 entreprises interrogées ne sont pas bien préparées à faire face à une cyberattaque et échouent le plus souvent à faire progresser leur politique de prévention et de préparation. L’enquête met en évidence la distraction des dirigeants et le besoin de considérer cette menace de sécurité au même titre que des turbulences économiques, l’incertitude politique et autres défis du quotidien. « Un comble sachant qu’une attaque demande 57 jours à l’entreprise pour revenir à une activité normale et que les conséquences économiques ont atteint un montant record de 1.52 million de dollars en 2018 contre 1.35 million l’année précédente », explique Richard Thurston, Global Market Insights Manager chez NTT Security.

Seuls 45% des répondants du Benelux affirment avoir établi une politique de sécurité de l’information, soit 12% de moins que la moyenne internationale, et ces sociétés ne dédient que 12% de leur budget ICT à la cybersécurité. Le Benelux est dès lors l’une des régions les plus vulnérables d’Europe, à égalité avec l’Autriche, le Suède et la Norvège. Les Etats-Unis et Singapour se classent comme les régions du monde les mieux protégées.

« Le plus frappant, c’est certainement que 34% des entreprises belges, néerlandaises et luxembourgeoises sont prêtes à payer une rançon si elles venaient à être victimes d’une cyber-attaque comme un ransomware. », s’étonne Richard Thurston. « Or, un paiement ne leur garantit pas de récupérer leurs données. Il est temps de prévenir plutôt que de guérir ! »

 

Les détaillants sous pression

Le retail est le secteur le moins bien préparé, suivi par le transport/la distribution, le commerce de gros et les services. A l’inverse, les secteurs des télécommunications, pharmaceutique/de la chimie et technologies se portent au mieux. Les organisations les mieux protégées appartiennent sans surprise au secteur très régulé des institutions financières et de l’assurance.

Richard Thurston poursuit : « Les détaillants semblent souffrir du passage au commerce en ligne où les marges bénéficiaires sont particulièrement sous pression. Leurs équipes sont principalement dédiées à la vente et ce n’est qu’après une faille de sécurité importante comme la fuite de données client que leurs dirigeants prennent conscience du besoin de mieux se protéger. Ce raisonnement n’est néanmoins pas le bon puisque les clients désertent des marques envers lesquelles ils ont perdu confiance. »

 

Les résultats de l’étude Risk:Value 2018 sont disponibles à cette adresse : https://www.nttsecurity.com/landing-pages/risk-value-2018

 

Communiqué par NTT Security


Publié le 07 février 2019