Le dernier baromètre trimestriel d'IDC annonce une hausse conséquente des ventes des serveurs entre octobre et décembre 2017. Ce classement, établi en dollars, s'explique selon IDC par le développement du cloud, mais il ne faut pas négliger l'impact du dollar bas et de l'inflation des prix des composants.

Au dernier trimestre de 2017, les ventes de serveurs de volume – coûtant moins de 25 000 dollars – auraient atteint le montant de 15,8 milliards de dollars, soit une progression de près de 22% par rapport au dernier trimestre 2016. Du côté du milieu de gamme – entre 25 000 et 250 000 dollars – des serveurs ont été vendus pour un total d'1,9 milliard de dollars, soit une augmentation de 48,5%. Enfin, les ventes de serveurs high-end ont grimpé de 41,1% pour un total de 2,9 milliards de dollars. Un bon qui serait lié selon IDC au lancement du z14 d'IBM et ne change rien au déclin des ventes à plus long terme, hors période de nouveauté. Ces chiffres impressionnants sont à nuancer par le volume des ventes en pièces qui a progressé de seulement 10,8%. Cette augmentation de volume reste majoritairement poussée par l'expansion des datacenters de grands groupes comme les GAFA.

En termes de revenu, c'est HPE qui est en tête avec un chiffre d'affaires de 3,8 milliards de dollars (hausse de 10,1%), devant les 3,6 milliards de dollars de Dell (augmentation de 39,9% sur un an). Le podium est complété par IBM avec 2,7 milliards de dollars, soit une hausse impressionnante de 50,3%. Ici encore, les chiffres de ventes en volume montrent des résultats un peu différents. Avec 582 500 serveurs vendus, Dell a progressé de près de 10% et domine les 479 700 pièces de HPE, en baisse de 7,9%. Les deux leaders évoluent loin au-dessus de Lenovo qui n'a vendu que 181 600, en chute de 17%. Enfin, les produits en marque blanche (ODM) ont grimpé de près de 63% pour atteindre 653 000 pièces.

Pour plus d'informations sur le sujet, consultez le rapport complet d'IDC ici.


Publié le 06 mars 2018