Le cloud computing est complexe et encore mal connu des utilisateurs. Il faut être précis dans son approche si l’on veut éviter les problèmes et les déceptions.

D’une part et avant toute chose, la notion de cloud computing mérite d’être clairement définie. L’offre actuelle devient pléthorique et souvent, le terme cloud est utilisé pour désigner un simple service d’hébergement légèrement amélioré, mais qui ne répond en rien à ce que devrait être un service cloud au sens de ce qu’a défini le National Institute of Standards and Technology (NIST), à savoir cinq critères: un accès réseau universel, une mise en commun de ressources, un usage élastique, en libre-service et des services mesurables et facturables.

D’autre part, il faut bien être conscient de l’écart technologique qui existe désormais entre ce que proposent les géants du cloud que sont Amazon, Google, Microsoft ou même le chinois Alibaba et ce que des acteurs plus modestes, notamment en Europe, peuvent proposer. L’intégration, les technologies et les méthodes mises en œuvre sont sans commune mesure. Là où ces géants vont jusqu’à concevoir les machines et mêmes les processeurs que les constructeurs vont ensuite leur fabriquer, là où ils intègrent des normes environnementales ultra strictes et cherchent à tendre vers un PUE de 1 (le PUE mesure l’efficience énergétique des data centers et correspond au ratio watt entrant/watt réellement consommé par les serveurs), les acteurs européens du cloud en sont encore à empiler des serveurs classiques dans des entrepôts lourdement climatisés.

De fait, on s’aperçoit également que certaines notions de classification des data centers (Tier III ou Tier IV) n’ont plus réellement de sens, la disponibilité des services étant désormais un critère bien plus pertinent. En ce qui concerne les certifications, tous les acteurs majeurs sont plus ou moins à des niveaux équivalents, ce qui en font un non-critère de sélection.

Autre évolution notable, les services cloud glissent de plus en plus du IaaS (Infrastructure as a Service, typiquement des machines virtuelles) vers le PaaS (Platform as a Service, par exemple une base de données) et le SaaS (Software as a Service, des logiciels à consommer directement, comme un service de messagerie). Cette tendance se traduit dans les faits par ce qu’on appelle le «serverless». Là encore, il est beaucoup plus complexe pour un acteur cloud d’offrir des services à haute valeur ajoutée en mode SaaS (Machine Learning, Intelligence Artificielle, IoT, etc.) que de simples machines virtuelles (VM) en mode IaaS.

 

DES ÉCARTS ÉCONOMIQUES

Ces écarts technologiques et méthodologiques provoquent logiquement des écarts économiques et le marché qui est encore jeune va se rationaliser. Le nombre d’offres et d’acteurs qui a explosé dans un premier temps va in fine se réduire et seuls les plus innovants et les plus réactifs vont perdurer, hormis pour des offres de niche.

La pérennité des services sur le long terme et surtout la capacité d’innovation et de mise en œuvre rapide de nouveaux services complexes et à haute valeur ajoutée vont donc devenir les véritables éléments différenciateurs tout comme les aspects environnementaux qui eux aussi vont devenir des critères majeurs de choix.

Dans ce cadre, Elgon, qui est un acteur cloud au Luxembourg depuis sa création mais aussi un «Pure Player Microsoft», bénéficie d’une très large expertise des offres cloud IaaS, PaaS et SaaS de Microsoft que sont Office 365 et Azure. En se rapprochant de Post l’année dernière, Elgon peut désormais s’appuyer également sur les infrastructures et les data centers du groupe. C’est grâce à ces deux piliers qu’Elgon a pu construire une offre «Azure Stack», qui concilie à la fois la richesse et l’innovation des produits Azure de Microsoft et la possibilité de stocker les données au Luxembourg dans les infrastructures de Post.

 

Communiqué par Elgon


Publié le 06 octobre 2017